Trop Vite

Trop viteTrop vite la douceur du présent
S'est réfugiée dans le rêve d'hierTrop vite a disparu la beauté du coucher de soleil
Qui embrasait cette colline de la BeauceTrop vite est venu le moment où l'avion a quitté ton pays
Me ramenant vers une autre cité, un autre continent, une autre vieTrop court fut l'instant de nos adieux à l'aéroport
Mais si touchants ont été nos "au revoir" sous les érables
Resplendissant dans leurs feuilles rouges et orTrop vite s'est éteinte la petite chandelle
Dans la belle église de ton enfance
Mon amie, merci d'en avoir allumé une autre
Je peux sentir ici sa chaleur, malgré la distanceIci dans mon âme où dansent encore les couleurs
Et respire à jamais l'enchantement de nos heuresJe vais bien, mais tu me manques..
Octobre 2000
Première page de poésie